Bonne année 2014 !

Un rapide message pour la nouvelle année. Meilleurs vœux pour 2014 ! Je vous souhaite à tous réussite et santé. J’en profite pour faire un rapide retour sur 2013, au risque de me répéter un peu. Les nouveaux articles se font de plus en plus rares sur le blog, mais ce n’est pas une mauvaise chose, puisque cela traduit la bonne marche de mon projet d’autoentrepreneur entamé en septembre 2012. La charge de travail étant assez élevée, je ne propose plus vraiment de traductions de textes pour le moment, malgré l’intérêt de certains lecteurs pour les biographies de compositeurs (un exercice plutôt chronophage qui ne mobilise pas les foules).

Pour garder une certaine dynamique avec les précédents messages, je vous propose de commencer cette nouvelle année avec un extrait du prochain album de Kazuki Tomokawa. Espérons que les artistes japonais seront moins présents lors des prochains mois, au profit d’une sélection plus éclectique… mais il n’y a pas de mal à se faire du bien !

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Nouvel album de Kazuki Tomokawa début 2014 !

Quitte à ne pas vraiment passer pour un éclectique, je me dois de faire tourner cette info à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à Kazuki Tomokawa. Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu le nom de Gaspar Claus, ce violoncelliste trentenaire, fiston du guitariste flamenco Pedro Soler, très versé dans la musique underground japonaise. En atteste d’ailleurs son premier album sorti il y a quelques mois, Jo Ha Kyu (d’abord sur un label nippon, puis chez Important Records), qui se paie le luxe d’inviter des artistes aussi prestigieux que Keiji Haino, Otomo Yoshihide ou Sachiko M. Les oreilles les plus averties reconnaîtront également la performance de Kazuki Tomokawa sur une partie de ce grand œuvre expérimental dont on peut écouter un long extrait sur le SoundCloud de Gaspar Claus. Ce premier enregistrement studio de Tomokawa depuis la sortie en 2010 de Blue Icepick pouvait laisser présager la sortie d’un nouvel album très bientôt ; c’est aujourd’hui confirmé par le Facebook de l’artiste français avec cette photo !

Tomokawa Recording

Pour l’heure, évidemment peu d’informations ont filtré puisque l’annonce est très récente. Cependant, on sait déjà grâce à Gaspar Claus, invité à cette session d’enregistrement, que l’album devrait être bouclé en une journée seulement et que Tomokawa se serait entouré de sept musiciens. Autre fait qui a son importance : prévu pour fin janvier 2014, le nouveau disque ne devrait pas paraître chez PSF Records (contrairement aux 20 dernières années !) mais chez Modest Launch, le label japonais à qui l’on doit justement le DVD du documentaire La faute des fleurs (2012) ainsi que… l’édition originale du premier album de Gaspar Claus. Affaire à suivre de très près.

[Musique] Kazuki Tomokawa – Mihappyo Live Box (Partie 5/5)

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CD09 – ベストセレクト ライン音源集

Les deux derniers disques du coffret diffèrent légèrement du reste, puisqu’il s’agit de deux compilations d’enregistrements publics provenant de concerts divers et variés. Ce neuvième CD est l’occasion de découvrir des performances très récentes de Tomokawa : en effet, les huit premières pistes couvrent différents concerts captés entre février et novembre 2012, la plupart provenant de performances données au bar-restaurant Apia-40 de Tokyo. Les autres pistes datent presque toutes de la période 2010-2011, mis à part l’ultime morceau, une merveilleuse version de « Beauty Without Mercy » datant de 2003. Cette première collection d’enregistrements permet de savourer de magnifiques interprétations de nombreuses chansons peu communes en live, telles que « Becoming a Solitary Painter », « Tou-Gen », « A Bright Night », « Once I stared Afar », « Dance to this Present Life » ou encore « A Runaway Boy ». L’excellente nouvelle, c’est que la qualité de son est optimale et que les performances sont toutes remarquables. Tomokawa et son groupe sont impressionnants de fluidité et donnent une nouvelle occasion de redécouvrir des classiques, comme en témoignent « Circus » ou le très expérimental « Pistol » offerts ici. Là encore, ce disque aurait mérité de sortir séparément tant la qualité est au rendez-vous, en particulier à partir de « Won’t Reflect in the Water » où l’on atteint l’apogée de l’acid-folk de Kazuki Tomokawa. Du grand art !

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CD10 – 渋谷アピア ピンマイク音源集

Le dixième disque de ce coffret cherche à proposer à peu près la même expérience : une sélection des meilleurs enregistrements disponibles de classiques et de raretés. Seulement, là où le CD 9 fait carton plein, cet ultime disque ne propose malheureusement pas une qualité de son exceptionnelle, en dépit des dates d’enregistrement récentes (tous les morceaux proviennent de concerts données entre janvier 2006 et mars 2009). Le son est assez étouffé, de légères fluctuations se font entendre sur la bande ; les cris sur « One’s Dying Hour » sont même très saturés. C’est fâcheux, car une nouvelle fois, de nombreuses raretés sont présentes : « For the Tainted Sorrow », « A Blow by Kenshin », « A Summer Night in the City », « A Sly Thief Runs Through the Night », ou encore « Hey Santoka ». Enfin, les performances se révèlent très inégales ; quelques interprétations sont assez limites (« Pistol » notamment) et se font le théâtre d’expérimentations pas toujours bien senties (« Say With Conviction, I’m Alive »). Toutefois, quelques bonnes surprises évitent de se montrer trop sévère envers ce dernier disque (« Goodfellows ») : les inconditionnels y trouveront donc un certain degré de satisfaction. Au final, cette seconde compilation relève plus de l’occasion manquée que du final en beauté que l’on pouvait espérer après tant de bonnes surprises.

Download CD09 & CD10
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[Musique] Kazuki Tomokawa – Mihappyo Live Box (Partie 4/5)

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CD07 – 新宿Galeria Q 2006年 6月23日

Le disque sept propose d’écouter un concert donné à la Galeria Q de Shinjuku, le 23 juin 2006. Autrement dit, le coffret vient d’effectuer un véritable saut dans le temps dans sa sélection. On retrouve Tomokawa treize ans plus tard, donc à une époque moins éloignée, après la sortie de la plupart de ces albums chez P.S.F. Records ; entre autres Dance a Bonodori Alone (1995), Sky Fish (1999), Akai Polyan (2000) ou encore Kenshin no ichigeki (2002), pour ne nommer qu’eux. Pourtant, Tomokawa fait le choix d’interpréter en grande majorité des anciens morceaux de son répertoire, à l’exception du fameux « Pistol » et « Complete Absorption in Medaka », ainsi que le plus rare « Kara Bran », une chanson qui ne paraîtra qu’en 2008 avec Blue Water, Red Water. D’ailleurs, deux autres morceaux inhabituels en live sont présents sur cet enregistrement : « The Kindly Good-For-Nothing » et « Fireworks ». Dès le départ, Tomokawa semble être à fleur de peau et délivre de magnifiques interprétations ; malgré un « Circus » assez moyen, l’artiste se donne à fond, crache ses tripes et nous embarque dans des moments extraordinaires, notamment avec « Fat in the Morning Light ». On peut alors pardonner à Tomokawa son essoufflement lors du morceau final qui lui succède, « Say With Conviction, I’m Alive », dans lequel il jette ses dernières forces. C’est à juste titre qu’on peut espérer une bien meilleure qualité sonore ; et sur ce plan, ce disque ne fait pas défaut à l’auditeur. Près de quarante-cinq minutes d’acid-folk explosif et fougueux… dans d’excellentes conditions d’écoute. Que demande le peuple ? Serait-ce le meilleur disque du coffret ?

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CD08 – ターパインズカフェ 2009年12月12日

Sur ce huitième disque se trouve le dernier concert intégral du coffret, à savoir celui donné le 12 décembre 2009 au Star Pine’s Cafe. Du haut de ses 68 minutes, c’est le live le plus long proposé sur les dix disques ; et autant le dire tout de suite, il s’agit de l’un des sommets des enregistrements publics de Tomokawa, méritant à lui seul de s’offrir l’objet. Non seulement la qualité de son est excellente, mais le mixage est en plus très équilibré : les instruments sonnent bien, leurs timbres se dégagent et spatialisent les sons. Le synthétiseur, le violoncelle, la batterie : tout s’entend de manière claire pour donner aux morceaux des accents chamber folk de toute beauté. Le plus beau, c’est que la performance du groupe est tout simplement exceptionnelle. Les superlatifs manquent. Kazuki Tomokawa nous invite dans un show intime, calme mais ne manquant pas de reliefs harmoniques. Au programme, de nombreux morceaux peu entendus en live : des titres anciens (« A Deceitful Moon », « Another Lap Around Our Dreams ») aux plus récents (« Pigment Sky », « Mitane River » ou « The Gross Weight of Dreams »), voire encore à paraître en version studio (« Flower Trumps » et « Bright Ears » de Blue Icepick). Les premières mesures de « Waltz », tout comme la version déchirante de « The Eyes of Elise », annoncent un concert frôlant la perfection. Comme à son habitude, Tomokawa n’hésite pas à libérer sa musique, à libérer sa voix peu à peu. Il est dans un grand soir, en témoignent la fabuleuse version free folk de « Pistol » et le final brut de décoffrage : encore une fois « Say With Conviction, I’m Alive ». L’émotion intense est plus que jamais au rendez-vous. Tout simplement indispensable.

Download CD07 & CD08
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[Musique] Kazuki Tomokawa – Mihappyo Live Box (Partie 3/5)

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CD05 – 銀座ケルビーム 1992年12月1日

Interprété dans un club tokyoïte le 1er décembre 1992, ce concert de 35 minutes est le plus court des témoignages présents dans ce coffret 10 CD dédiés aux concerts de Kazuki Tomokawa. C’est peut-être ce cinquième disque qui est le plus à même de ne convenir qu’aux vrais die-hard fans du bonhomme ; car derrière cette magnifique pochette, ce que l’on remarque d’emblée malheureusement, c’est la piètre qualité sonore de l’enregistrement, qui ne semble pas dater des années 1990, mais plutôt des années 1970. On a l’impression d’écouter une retransmission du concert à travers un vieux transistor aux enceintes attaquées par le temps. Ce son faible et étouffé est d’autant plus regrettable que Tomokawa paraît bien plus appliqué pour ce concert solo, malgré quelques pains ci et là. De plus, sa courte prestation est marquée par deux morceaux rarement joués en live, « A Fitting Adolescence » et « Glory to the Sutra, Hail Lotus Sutra » (tous deux tirés des deux premiers albums de la riche discographie de Tomokawa). On sent la guitare affutée, la voix habitée. En réalité, les amateurs de bootlegs trouveront certainement facile d’extraire la substantifique moelle de ce concert, en particulier s’ils se penchent sur « Trees are Spring Itself » ainsi que le dernier morceau, un « Everlasting » à la fois enchanteur et désenchanté.

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CD06 – 酒遊舘 1993年10月2日

Enregistré le 2 octobre 1993, certainement lors d’une session « sakédélique » d’un lieu nommé Shuyukan, Kazuki Tomokawa nous offre ici pas moins de 66 minutes d’acid-folk glorieuse en solo, comme lui seul sait en jouer. A partir de ce sixième disque, la qualité sonore des enregistrements du coffret bénéficie d’un bond qualitatif très important ; c’est donc avec un plaisir redoublé que l’on découvre de concert qui commence par une délicieuse version du morceau « A Particular Fairy Tale ». Au détour de quelques grands classiques (« Waltz », « Circus », etc.), de nombreuses chansons inhabituelles sont au rendez-vous : « The Sky », « My Flower », « Demons and the Cosmos », « Will Become God » ainsi que « Scenery with Ears ». Tomokawa interprète également de ses albums récemment sortis (Fault of Flowers et Maboroshi to asobu) à un public très réceptif, comme en témoigne le long entretien en début de concert, où Tomokawa échange avec son public. Ce qui est remarquable, c’est qu’il parvient à trouver un équilibre tout au long du concert, en commençant par des morceaux doux (« Where is Here? ») pour mieux passer à des excursions plus expressives, plus libres, plus folles (« Playing with Phantoms »). Tout cela laisse présager de son succès au sein du label P.S.F. Au fur et à mesure, un fil conducteur semble se dégager, s’imposer : la voix se détraque et dévoile une puissance brute qui prend toute sa dimension avec « Say With Conviction, I’m Alive », point d’orgue saisissant d’un concert de haute volée.

Download CD05 & CD06
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[Musique] Kazuki Tomokawa – Mihappyo Live Box (Partie 2/5)

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CD03 – マンダラⅡ 1989年4月6日

Le disque numéro trois offre aux auditeurs une performance de quarante minutes donnée le 6 avril 1989 à Manda-La 2, quatre ans avant la sortie de l’album live Manda-La Special. Contrairement au précédent concert, peu de nouveautés sont au programme ; celui-ci se concentre sur des titres parus essentiellement sur deux albums, à savoir Within the Country of Falling Cherry Blossoms (1980) et The Sea Is Silent, The Voice’s Soul Is Suffering (1981). En effet, seuls quatre morceaux échappent à la règle : «  Kid Brother », « Storms In The Dead Of Night », « Circus » et « Look at the Sky, It’s like the Ocean ». En réalité, il s’agit d’une sélection de chansons bien connues de Tomokawa, qui cherche moins à présenter ses nouvelles compositions qu’à proposer un genre de best of à son public. Ce témoignage permet néanmoins aux complétistes de redécouvrir un morceau inhabituel en concert, « Flowers of Mochibeni », dans une interprétation remarquable. L’ensemble est très agréable à l’écoute, la guitare folk souvent accompagnée d’une flûte. Malheureusement, la qualité du son ne va pas en s’améliorant ; quelques distorsions viennent simplement remplacer les saturations occasionnelles. Dommage, car en plus d’une fusion splendide des instruments, Tomokawa est en grande forme et délivre une magnifique prestation acoustique de la plupart de ses classiques.

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CD04 – マンダラⅡ 1991年7月15日

Le quatrième disque propose lui aussi un enregistrement au Manda-La 2, cette fois-ci capté le 15 juillet 1991. En l’espace de 52 minutes, Tomokawa revisite quelques-uns de ses classiques (« Darkness », « A Particular Fairy Tale » ou encore « Circus ») dans des versions plus extravagantes, traitement qu’il réserve également à d’autres titres moins courants (comme « Kuwana Station » et « Redon »). Si la présence de Toshiaki Ishizuka ne transparaît pas uniquement dans le morceau qu’il a composé – à savoir « Dance », c’est parce que malheureusement la batterie est comme sur-mixée sur cet enregistrement (en particulier la caisse claire). C’est agaçant, non seulement car la bande-son était en meilleur état que celles des précédents concerts de ce coffret ; mais aussi parce que les digressions musicales du groupe se font moins pertinentes. La prestation est pour le moins moyenne, oscillant entre le très bon free folk et le fouillis juste passable. Tomokawa n’est pas constant, on ne sait pas si c’est par volonté artistique ou par manque de mise au point que le résultat paraît par moments si brouillon. Cependant, ce serait gageure que de négliger l’intérêt de ce disque : de très belles choses viennent couronner de succès le volcanisme du groupe, comme l’ouverture avec « A Dog ». Encore faut-il oublier le final en queue de poisson ; car, avec la présence d’un morceau tel que « A Don-Pan Bushi Carousin’ », on retiendra surtout ce concert comme un bel exemple de l’irrégularité des performances de ce poète et de ce grand buveur qu’est Kazuki Tomokawa.

Download CD03 & CD04
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[Musique] Kazuki Tomokawa – Mihappyo Live Box (Partie 1/5)

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CD01 – 京都市立芸大 1985年11月24日

Le coffret commence par un disque retraçant un concert du 24 novembre 1985, organisé à l’Université municipale des Arts de Tokyo. Mis à part le live Inu : Akita de 1979, il s’agit d’un des plus anciens enregistrements live de Kazuki Tomokawa. Le show dure environ une heure (plus précisément 56 minutes), durant laquelle le philosophe hurleur explore toute une partie de son répertoire, sans se focaliser sur une période particulière. Il entame avec une interprétation classique de « Circus », son morceau le plus connu. Tomokawa propose par la suite des titres disponibles sur ses albums de la période 1978-1981 (notamment « Upon the Lake » et « A Song of Captivity »), sans pour autant négliger des compositions de son album à paraître à l’époque, Muzan no bi (« A Particular Fairy Tale » ou le titre éponyme, « Beauty Without Mercy »). La qualité du son est assez moyenne : tout en étant clair, l’enregistrement semble être effectué à distance et souffre d’un souffle porté sur l’aigu ; si la batterie est en retrait comparé aux autres instruments (flûte, piano), on peut tout de même profiter de ce concert en poussant un peu le son. La performance est très bonne dans l’ensemble : l’ambiance d’un acid-folk doux-amer bien équilibré, malgré quelques instants de fébrilité, comme sur « Say With Conviction, I’m Alive » où le chanteur s’essouffle un peu sur les refrains. Cela n’empêche pas le groupe de partir dans des excursions plus barrées, comme le final du magnifique « Trees are Spring Itself », bien que la palme revienne à celui du touchant « Sonny Boy ». Le concert se ponctue par un hurlement douloureux, « Satori », véritable partition pour écorché vif. Déchirant.

KT-MHB02

CD02 – 早稲田大学 1989年

D’une durée similaire, le second concert proposé dans ce coffret date de 1989. Enregistré à l’Université Waseda de Tokyo, il permet aux fans de Tomokawa de pouvoir enfin assembler un chaînon manquant de sa discographie, en faisant parler la période de silence studio entre 1986 et 1993, date correspondant à la sortie de l’album Fault of Flowers chez P.S.F. Ce concert annonce d’ailleurs en plusieurs temps de nombreuses compositions qu’on retrouvera sur cet album phare, en commençant par les deux premiers morceaux interprétés ce soir-là (« Wind of Midnight » et « Where is Here? ») ; la lecture s’oriente ici plutôt vers le free folk, point de vue contrastant avec la douceur du futur album studio. La présence d’un saxophone texture encore plus l’orchestration autour des compositions et leur donne de fait une autre profondeur, voire un feeling jazzy. Après trois chansons dont « Circus », Tomokawa interprète dans la même veine « No Words Can Right Up With Armaments » ainsi que le superbe « Storms In The Dead Of Night ». Une version séminale de la chanson « Kid Brother », à paraître sur Maboroshi to asobu, est même présentée après deux classiques de son répertoire. Au niveau de l’enregistrement, bien qu’il soit meilleur que le concert de 1985, rien de bien transcendantal là non plus ; la bande-son accuse un peu le coup, souffle ambiant et saturations viennent parfois perturber l’écoute d’une excellente performance de Tomokawa, qui échange également davantage avec un public très réceptif. On note également la présence d’un titre rarement interprété : « Sky’s the Limit and Murder » (1981), versant presque dans le free jazz, tout comme la version endiablée de « The Uncertainty of Many » qui clôt ce concert de la plus belle façon.

Download CD01 & CD02
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