[Cinéma] Yann Moix – Cinéman

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Réalisateur : Yann Moix
Titre du film : Cinéman
Année : 2009
Durée : 90 min
Genre : Comédie (?) fantastique (?), parodie (de film)

Cinq années ont passé, et pourtant certaines blessures n’ont toujours pas cicatrisé. La nuit, je me réveille parfois, victime de sueurs froides ; le traumatisme latent me glace le sang, ce cauchemar n’a pas dit son dernier mot. Cinq années ont passé, et pourtant j’ai besoin d’exorciser ce mal cinématographique, d’oublier ce massacre annoncé. Je sais pertinemment qu’il n’y a aucune fierté à accabler ce film d’une nouvelle critique cinglante. Je sais également qu’il peut s’avérer dangereux d’en reparler. Un sort des plus funestes pourrait m’attendre au tournant, les contours de l’ombre menaçante d’une suite se dessinant sur ma conscience lézardée… Alors je vais faire vite pour parler de Cinéman, sorti un 28 octobre. Débarrassons-nous du pitch. Un prof de mathématiques obtient des pouvoirs magiques et trouvera la femme de ses rêves au terme d’un voyage dans le monde des films. Maintenant, parlons peu, parlons bien…

Depuis la réalisation convenue de Yann Moix jusqu’au cabotinage de Franck Dubosc, en passant par une production minable et un scénario insipide, rien ne sauve ce navet de la catastrophe. Le concept vendait pourtant du rêve ; il parvient à faire bien pire que Last Action Hero. Les scènes pseudo-comiques s’enchaînent, décousues au possible, au service d’une narration bâclée – un parangon de médiocrité devant lequel on ne peut qu’être consterné. Dubosc s’enferme dans son rôle (« Si c’est une cage, elle est belle ») tandis que la post-synchro fait des ravages dans des textes déjà minés par un humour douteux. Le comique de répétition agace plutôt qu’il n’amuse. Les prétendus hommages aux nombreux films classiques (Les aventures de Robin des Bois, Monte là-dessus !, L’Aurore, Le voyage dans la Lune, la trilogie du dollar de Leone…), qui auraient pu donner un certain cachet au film, tournent au désastre et nous emmènent dans le vide cinématographique le plus profond. Le tout ressemble à un vulgaire collage de sketches rivalisant de pauvreté. Et que dire de la morale finale, qui clôt Cinéman par un lieu commun d’une platitude si vaste, par un commentaire si niais que seul Dubosc pouvait le prononcer sans rougir. Navrant. A éviter à tout prix, même quand on est en quête d’un nanar intersidéral.

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