[Musique] Les Rallizes Dénudés – Mizutani

Artiste : Les Rallizes Dénudés
Titre de l’album : Mizutani
Année de sortie : 1991
Label : Rivista Inc.
Genre : Anti-folk, Noise rock

DISQUE 2 DU COFFRET RIVISTA ARCHIVES. Si le premier disque du coffret ressemble à une compilation d’inédits, Mizutani peut être considéré comme un véritable album, même si lui aussi propose à la fois des enregistrements studio et live, mais de manière beaucoup plus pertinente et consistante. D’aucuns s’y réfèrent comme l’album perdu du Velvet Underground, une petite perle qui serait sorti de nulle part proche de l’album éponyme du groupe new-yorkais sorti en mars 1969. Ce qui est déjà en soi une réussite.

Cette impression lointaine d’un Lou Reed oriental vaut d’abord pour la qualité d’enregistrement des cinq premières pistes, dans lesquelles règne une ambiance anti-folk et intimiste. Or si Mizutani a refusé toute sortie officielle pendant près de vingt-cinq ans, c’est précisément parce qu’il n’aimait pas le son de sa voix en studio. Pourtant, capturé sur le vif dans un studio de Kyoto en 1970, il nous livre ici de belles mélodies qui restent gravées dans la mémoire après quelques écoutes. Une expérience d’autant plus touchante qu’il s’agit des seuls véritables morceaux composés pour une prestation « solo ». Nous ne parlons pas ici de Kazuki Tomokawa, de Kan Mikami ou de tout autre artiste avant-folk nippon : il est avant tout question ici d’ambiance que développe Mizutani avec Makoto Kubota à la basse (auteur d’un album en 1973) et un certain Makino Tadanaka aux percussions – qui incluent l’utilisation de claviers type glockenspiel rappelant « Sunday Morning » de Velvet Underground & Nico.

En quittant le studio, on retrouve Tadanaka sur la seconde partie de l’album, qui regroupe cette fois les artistes sous la bannière des Rallizes Dénudés, sur une version de « The Last One » qui déstabilisera les habitués de ce morceau pourtant joué à chaque concert, puisqu’ici il se donne des allures de « European Son » sur une bonne vingtaine de minutes. Une version live de 1970 assez monstrueuse, qui contraste fortement avec le début de l’album, et tisse déjà le contraste acoustique/noise propre aux concerts du groupe. L’essai est par la suite transformé par une version datant de 1973 de « 黒い悲しみのロマンセ Otherwise Fallin’ Love With » avec Mikio Nagata et Shunichiro Shoda à la section rythmique et Takeshi Nakamura en second guitariste, que l’on retrouvera sur le légendaire ’77 Live.

Très clair, le son est proche de la majorité des enregistrements disponibles de manière plus ou moins officielle sur diverses compilations. L’apport du remaster est d’ailleurs notable, on gagne en clarté et en netteté ; parfait. En bref, Mizutani est un album essentiel du catalogue des Rallizes Dénudés, en particulier pour les cinq morceaux solo de Takashi Mizutani, cet étudiant en littérature à l’université de Doshisha qui aura donné naissance dix-neuf ans à un groupe majeur dans l’histoire du rock.

Pour télécharger l’album, reportez-vous aux commentaires.

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