[Musique] John Zorn – 50⁹ The Classic Guide To Strategy Volume Three

Artiste : John Zorn
Titre de l’album : 50⁹ The Classic Guide To Strategy Vol. Three
Année de sortie : 2004
Label : Tzadik
Genre : Improvisation libre

Suite aux concerts donnés en septembre 2003 à l’occasion de son cinquantième anniversaire, John Zorn lance l’idée d’éditer une série d’enregistrements sur Tzadik. Les onze volumes des 50th Birthday Celebration Series rassemblent un florilège de groupes et d’artistes proches de lui : Milford Graves, Fred Frith, Mike Patton, Yamataka Eye, Susie Ibarra pour ne citer qu’eux. Si l’un des plus fameux disques de cette série est sans conteste celui enregistré avec sa formation Electric Masada, le neuvième volume de la série présente le saxophoniste seul en scène, libre de jouer de son instrument de prédilection.

Intitulé The Classic Guide To Strategy Volume Three, ce concert est l’occasion pour John Zorn de poursuivre les deux premiers volumes éponymes sortis en vinyle dans les années 80 sur un label obscur, avant leur réédition bienvenue en 1996. Cette fois, les improvisations et expérimentations ne doivent pas leur nom à des artistes japonais mais forment un « Fire Book » en cinq parties. Zorn se limite également au saxophone alto. Ceux qui ont l’habitude d’écouter les assauts stridents du maestro savent déjà ce qui les attend : de longs soli étirés sur trois quarts d’heure où l’instrument souffle, crie, piaffe, grogne et crache à l’envi, dans la lignée de performers tels qu’Albert Ayler ou Kaoru Abe. Certes, si on le compare à ses aînés, ce concept ne possède rien de bien original, mais là n’est pas la question. Car le patron de Tzadik est présent quand il s’agit d’avancer les bons arguments à coups de anches.

En effet, les très bonnes idées que Zorn pioche au gré de cette séance quasi-masturbatoire font mouche, même si un tel disque demeure avant tout réservé à un public averti, qui a appris à apprécier autant John Coltrane que Peter Brötzmann. Pourtant à en juger les ovations du public, cette performance habitée rencontre un franc succès. On pourra bien sûr dire qu’il prêche des convaincus, mais pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Surtout que pour ne rien gâcher, la qualité d’enregistrement est telle qu’on jurerait avoir le pavillon de l’instrument collé juste à l’oreille : ça décoiffe sa maman dans le genre jazz-noise intempestif.

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